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Lire et écrire des poèmes comiques, des écrits humoristiques, de la poésie marrantes...
| Poèmes Comiques : Retour au bord de mer |
| Posté par JilBill le 26/7/2010 7:02:39 (141 lectures) |
Retour au bord de mer...
J'ai les mains moites Les pieds poites Je coule comme un camembert Hors du frigidaire Serrés que nous sommes Femmes et hommes Sur la plage surpeuplée Comme le radeau de la Méduse en vérité Nous nous échouons sur le sable Tels des baleines de Panurge, lamentable Transhumance humaine Parcage sans gêne Des uns et des autres Sur les uns et les autres Hélios un dieu qui a la cote Hélas ! les estivales marmottes Aiment s'endormir en banc de sardines Huilées de la racine Du cheveu à l'ongle de l'orteil Sur le sable surchauffé au grand soleil Qui fait de nous des bronzes Dépourvus de la sagesse du bonze A l'écart de la folie aoûtienne, Terriens terriennes Aux envies marines insensées Marée noire de peaux dénudées... J'ai les mains moites Les pieds poites Entre mes voisins de coudées C'est à peine si je peux me retourner Pour rôtir l'autre face De ma personne qui a une envie de glace... Et le vendeur d'esquimaux Qui drague ma soeur en mono maillot !
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| Poèmes Comiques : A ma sauce |
| Posté par JilBill le 24/7/2010 0:33:51 (123 lectures) |
A ma sauce
Jeu de mains jeu de vilain Jeu de mots jeu d'idiot ? Il n'en est rien Point chez Larousse cela, tout dans le cerveau !
Fidel Castro de vaisselle Léonard de Vinci génial en tout Jeanne Moreau vaches Claude Monet ses toiles Menahem Begin avec moi Woody Allen mauvaise André Marie Ampère son latin François Noël Babeuf et âne Corsaire Jean Bart à droite toute ! Aristide Briand prix Nobel en 26 Cicéron c'est pas carré ! Christophe Colomb en spasmes Baille aux Corneille Pierre James Dean en ville Gabriel Fauré au son du piano Gengis Khan reviendras-tu ? Kadhafi la révolution culturelle islamique Martin Luther King pour le peuple noir Alphonse de la Lamartine fit sa maîtresse Stéphane Mallarmé en mourut Guy de Maupassant et venants Jean Moulin et l'autre Hö Chi Minh et obus Et si Isabelle Huppert du... Michael... Les Jackson ton glas Philippe Pétain bon coup ! Picasso ou fou ? A la figue Anouar el préfère Sadate Georges Seurat peut-être peintre... Michel Simon homme était aussi beau... James Watt ? A toutes vapeurs ? Achille Zavatta ? Merci moi ça va...
Elisabeth à manger du foin N'y voit que Justin grain de folie Pour ce défi des célébrités à ma sauce...
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| Poèmes Comiques : Pierre Tombal... Que d'os ! |
| Posté par JilBill le 21/7/2010 8:53:00 (116 lectures) |
Pierre Tombal... Que d'os !
Pour un fossoyeur de BD le plus dur Les 44 premiers trous La pelle aux morts Pas facile par tous les temps Tombe la neige Tape le soleil L'autre et sa faux n'arrête pas Les pompes funèbres non plus Point de morte saison Regrets éternels sur couronnes Et autres plaques ainsi va la profession... On s'éclate mortels Disent les méchantes langues Pour moi du boulot à la pelle Et les corbillards jamais en chute d'os... Moi j'enterre, je ne brûle point Mauvais pour le trou dans la couche d'os jaunes Dans mon humoristique cimetière Squelettes en fête ils le sont Morts de rire toute l'année... Des os pilants que tout ceci Me direz-vous incroyants... Et oui les os courent Dans les allées de mon cimetière atypique... Ne jouez pas avec la mort Me direz-vous encore K. os indignés Laissez le condamné à perpète Reposer en paix dans sa bière Jouer avec des décédés et des dés... !! Moi Pierre Tombal j'prends la défense des os primés Je les amuse, les promène, les aère Voyage de n'os dans mon camion Ils aiment ça les cas d'os surprise Et sans dégâts des os Je les ramène ô suaires Sans prendre le mort aux dents Je leur raconte des histoires d'os en chemin... La mort cette faiseuse de mise en orbite M'attend gentiment sur une tombe après son travail en ville Je lui fais son plat préféré une côte à l'os Dans ma loge de gardien à nulle autre pareille !
Au fait devinez qui on enterre demain ?
(D'après les titres de la BD Pierre Tombal)
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| Poèmes Comiques : Le petit chaperon rouge revisité |
| Posté par JilBill le 20/7/2010 11:04:38 (155 lectures) |
Le petit chaperon rouge revisité
Il était une fois ma grandma Il y a très très très très longtemps, hou Bien malade elle râlait au fond de sa forêt A cours de vivres et de munitions Pour son vieux tromblon Arme de défense contre le loup aux aguets Alléché par sa cuisine au saindoux Mijotée au feu de petit bois... Ayant eu vent de la chose Ses hurlements pires que ceux d'un diplodocus point diplomate Avaient déchiré l'ouïe de ma pauvre mère Qui comprenant l'urgence A l'autre bout de la forêt mise en transe Par ces gueulantes familières Avait préparé un panier d'aromates Tout en me vêtant de mon chaperon rose Elle y glissa aussi de la galette sans sucre sans sel Un pot de gras de porc et un de confiture de pissenlits Cadeau d'une voisine de notre communauté Plus une cartouche de gauloise Et une de balles pour qu'elle toise Le loup qui la tutoyait de près Toujours en quête d'un repas gratuit... Sur ce après recommandations maternelles Du genre «Méfie-toi du gros bûcheron libidineux » Ou encore « Rentre avant minuit » Et ceci « Ne parle pas au nain Khônu » Toute innocente du haut de mes seize printemps, niaise Je m'enfonçais dans la forêt un vendredi treize La la la la la... troulala y es-tu Vilain bûcheron que l'on dit au pays Chantais-je pour me donner courage en ces lieux ! Soudain surgit d'un buisson l'homme en question Qui me coucha dans les hautes fougères Sortit son gros oiseau de la cage Me le fit pleurer sous la cape rose Pendant que le loup me volait lui autre chose Saindoux et galettes au passage N'ayant plus que les munitions à la panière Grandma alitée me passa un de ces savons En me voyant l'habit et la bobinette de guingois Une pantoufle perdue avec le pucelage crénom Sans provisions de bouche Un sourire idiot sur les lèvres encore bées Minuit allait sonner Dangereux pour un chaperon rose, alors sa couche Elle m'offrit ainsi que ses ronflements de bûcheron Pour tout compte fait avec moi !!
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| Poèmes Comiques : L'audacieuse |
| Posté par Tigresse/Nandy le 3/7/2010 21:50:16 (64 lectures) |
L'audacieuse
Je l'ai vu tiré à quatre épingles Mes pensées ne firent qu'un tour Comme le lion roi de la jungle Fière, j'allais lui faire la cour
Tout faire pour lui plaire J'avançais à pas de loup Préparant un vocabulaire Pour l'avoir à mes genoux
La gorge nouée, je fus incapable D'en sortir une seule note J'aurais mis la tête dans le sable Tant mon audace me parue sotte
En ses lèvres se dessine un sourire Des plus encourageants que j'ai vu Du coup je ne savais plus que dire Restais paralysée, tant j'étais émue
Puis d'un trait, je mis sur la table Un charivari en confusion Mon vocabulaire était minable Divulguant mon caractère de cochon
Doux comme un agneau, il prit ma main Mes membres jouèrent des castagnettes Rouge comme une crevette je deviens Moi si bavarde, j'en étais muette
Des minutes interminables Laissent la place à la confiance J'envoyais promener au diable Mes mauvaises et bonnes croyances
Ses yeux plongés dans les miens Le monde n'existait plus Coup de foudre du destin Parler devenait superflu
Nandy le 03/07/10
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| Poèmes Comiques : L'écrivaillon |
| Posté par Tigresse/Nandy le 2/7/2010 1:05:38 (42 lectures) |
L'écrivaillon
Têtu comme un âne, s'est lancé dans l'écriture Devant son écran, souris et clavier en main Il s'imagine reconnu dans un proche futur Fier comme un paon en face de ses voisins
Loin d'avoir une mémoire d'éléphant Décide, pour écrire son histoire D'aller à la pêche aux souvenirs des habitants Qui comme les pies, deviennent bavards
Chacun y met son grain de sel Les langues de vipère sont déchaînées Peu à peu l'enthousiasme est tel Que tout le village se sent concerné
Se sentant comme un poisson dans l'eau Nageant sur les vagues des souvenirs louches Parfois monte sur ses grands chevaux Quand son interlocuteur prend la mouche
Un chien aboie la caravane passe De fil en aiguille l'histoire avance Les souvenirs du village y ont leur place Tous les habitants sont de connivence
Il pense au succès futur de son histoire Mais en avare ne veut partager l'oseille Pas plus les honneurs ainsi que la gloire Au moment venu, il fera la sourde oreille
On n'apprend pas à un singe à faire la grimace Ses clics et claques à l'heure du succès Sans tambour ni trompette aura l'audace De tourner les tallons sur la pointe des pieds
Les coauteurs roulés dans la farine De doux agneaux deviendront féroces Passer pour des dindons, auront grise mine Rien ne sert de pester, ils l'auront dans l'os.
Nandy le 02/07/2010 |
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| Poèmes Comiques : L'école est finie et après ! |
| Posté par JilBill le 29/6/2010 5:30:06 (181 lectures) |
L'école est finie et après !
Cesse de répéter cela L'école est finie, l'école est finie L'école est finie, l'école est finie Tu me saoules petite Sheila Et vous les copains Cessez de répéter le même refrain L'école est finie, l'école est finie L'école est finie, l'école est finie Mais oui mais oui L'école est finie La rue est à nous, Ah la rue est à vous ! Ton père ne voudra rien savoir Il te faudra rester à la maison le soir ! Cesse de répéter cela T'es plus dans le coup papa Il peut toujours siffler ton copain Il ne te prendra plus par la main Tu n'as que dix-sept printemps Veux-tu que je te dise Laisse les gondoles à Venise Et ce garçon à peine plus vieux d'un an Lui et son folklore américain N'ira pas loin ce Ringo !! Cet été aux petites filles de français moyens Tu vendras sur les marchés nos berlingots..
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| Poèmes Comiques : Ya pas le feu au lac que je sache ! ! |
| Posté par JilBill le 14/6/2010 3:10:27 (160 lectures) |
Y a pas le feu au lac que je sache !!
Aujourd'hui peut-être ou alors... demain Ce sacré poème me donne comme la flemme Je te le ferai petit... té... après demain Et si je peux pas l'écrire moi-même... Je demanderai à mon amie Gazelle Qui l'écrira tout aussi vite toute seule... C'est pas que je sois lente ma belle Mais au pays les cieux font la gueule Que j'en suis engourdie sous la couette Le jour, la nuit, aucune différence En léthargie comme une vieille chouette Sur la branche, peuchère... J'en ai de la patience ! Il m'arrive de lever une paupière Et de jeter tout en douceur... Ola Une prunelle... entière Par la fenêtre qui attend l'autre-là, Ce soleil vrai roi de la lenteur Qui mollement repeint d'azur la toile Je vais pas souffler sur les nuages oh ma sœur Et faire son boulot à ce Râ... Dis ! Aujourd'hui pas sûre pour le poème Sinon demain... peut-être Ce sacré défi me donne comme la flemme Je te le ferai petit, té... Après demain peut-être Et si j'ai les pieds comme deux enclumes Je demanderai à l'ami Pierrot Qui me prêtera sa flamme et sa plume Pour t'écrire à ma place quelques rapides mots... Comme le lézard au sang froid à moitié mort Sans soleil point d'orgasme de l'organisme, Un cul-de-jatte me bat dans les escalators Et mon arrière-grand-mère dans son Dynamisme ! Je ne suis point lente, point vrai J'ai les globules rouges en décembre Pas ma faute... On est comme on est naît On est comme on est né... Chaude est ma jumelle Ambre !
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| Poèmes Comiques : Le chaudron de tante Gudule |
| Posté par JilBill le 28/5/2010 7:26:44 (175 lectures) |
Le chaudron de tante Gudule
Tante Gudule et sa diabolique spatule Sert de la molécule Nouvelle ère Culinaire Alchimie Pour petits appétits Gargantua et autres Hercule Ogres aux puissantes mandibules Cette page c'est certain Vous laissera sur votre faim Emulsion etcetera Et abracadabra Le petit pois rond devient cubique Simplement ludique Azote liquide versé au calice Digne de Dracula ou merveille pour Alice Fume, fume Et répand sa brume Ici plus d'hydromel qu'on décapsule Tante Gudule C'est bidule et compagnie Foie gras en chantilly Et perles sans huître... du verlan Que sa cuisine avant-gardiste... nan ! Voulons plus de pschitt... Tante Gudule refais-nous ton moules frites Point sans virgule Reviens à l'ancienne formule... Te fâches pas ainsi tante Gudule T'es d'un ridicule !
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| Poèmes Comiques : La gargote |
| Posté par JilBill le 20/5/2010 2:29:01 (187 lectures) |
La gargote
Il vous arrive parfois De vous attabler Par paresse et combien même A une moche banquette D'un quelconque restaurant A midi sonnant Pas envie de mijoter la blanquette Au fourneau de votre flemme Cette porte inconnue vous poussez Comme je l'ai fait moi... Pierre Perret Et sa guitare en fête M'a enchanté hier Avec son tord-boyaux à Bruno Infâme gargote que cette cuisine Pour figurer au guide machin, machine Qui soulève des rôts Où le cœur a le mal de mer Rien qu'à voir la tête Du poisson pêché à l'avant-dernière marée... Et que dire de l'andouille qui mouille Dans le gras d'un jus innommable, Du ragoût ragougnasse du mois Ou du fricot de fricassée, De l'avariée assiette anglaise Masquée sous la mayonnaise, De l'omelette qui vous laisse brouillé Des semaines avec votre foie Ma paresse m'a valu à l'une de ces tables La purge buccale telle une gargouille...
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