Complainte d'une morte
On m'a fermé les paupières
Sur mon ultime soupir
Mon âme s'en est allée derrière
Mon corps n'est plus qu'un souvenir...
Invisible esprit
Porté aux nues de décembre
Je te cherche dans l'infini
Toi mes inoubliables chambres
Mon amant trop tôt porté au dôme,
Parmi la foule d'âmes en rade
Telle la chanson de la môme
Je te cherche dans la bousculade
Traînée, entraînée
Je vais et je viens
En criant ton prénom rejeté
En écho dans les cieux, mais en vain...
Cette foule d'âmes perdues
Se cherche des amours défuntes
Parmi ces spectres inconnus
Elle hèle, crie, chuinte
Te reverrais-je moi la chaste
Demeurée après ta mort
Le royaume de celle-ci est si vaste
Et mon besoin de toi plus encore,
Dieu qu'il est mal aisé
Inimaginable de pagaille
Ce voyage vers l'être toujours aimé,
Suis une pauvre ouaille
En pleurs dans le firmament
Au milieu de millions d'esprits ingérables
Hélant, criant, chuintant
Après l'âme sœur introuvable,
Les archanges point en services avares
Même si zélés sont débordés et las
Je n'ai plus qu'une foi, celle en le hasard
Il fait si bien les choses disait-on en bas...
jill bill