De l'amour à l'amour
Au soir où la nuit s'endort,
Quand les corps commencent à s'aimer,
Pour ces vieux qui s’enlacent
Sur leurs lits blancs sans cris de jouissance,
S'élevant comme un appel au ciel éternel,
Ils s’entrelacent et se rendorment, le corps fatigué.
Et les amants aux amours qu'on voit volage
S'éveillent au petit matin,
Dans un grand lit aux draps froissés,
Rien ne les retient par ces amours déçues,
Et les infidèles crient sur les trottoirs
Et attendent que vienne leur tour,
Pour passer le temps qui passe
Dans une chambre…
Rien ne se gagne sans l'avoir
Mérité, des amours volées
Et ces amoureux
Qui pleurent, sans logis,
Perdus dans la nuit
Sans clair de lune, errant
Comme des fantômes de la nuit
Sur les pavés de Paris,
Se demandant où ils vont bien pouvoir dormir
Dans cette nuit froide aux chiens errants.
Et des amoureux aux amours éternelles
Qui se jurent fidélité devant l'autel,
Leurs alliances réunies,
Se foutant du temps qui passe.
Des amours blessées
Et moi sans amour,
Je m'en vais m'endormir
Dans ce grand lit,
Sans partage et sans amour
Comme une âme en peine,
Pour n'avoir donné
Aucune chance à ma vie...