Ils ou elles déroulent les pleurs du bonheur
Dans leurs âmes ça roule mais pas une fleur
Ne fleurit le capot le ronron du moteur
Pourtant nous devrions remercier leur candeur
Les radars sont blazés d'entendre tout le temps
Les niaiseries notoires de ces soupirants
Qui laissent s'écouler les soubresauts des ans
Parfois ils aimeraient changer leur passe-temps
Et leurs loisirs désarment nos silences purs
Ils échangent nos drames sans parler des leurs
Ils effacent la route de nos dons fugueurs
Nous devrions parfois apparaître plus purs
Si nous pouvions donner un peu de nos humeurs
Quand nos rêves lavés épargnent nos désirs
Que leurs yeux alanguis gomment leurs doux soupirs
Il faudrait remercier l'ambulancier du cœur
robert