SEULE
Seule dans ma grande maison
Blottie au creux d’un fauteuil
Télé allumée, je jette un œil
Un œil indifférent, sans passion,
Programmes insipides, images banales,
Tout m’indiffère, tout me lasse.
Je tourne en rond dans la salle
Saisissant des objets que je déplace
Au gré de mon humeur sombre.
Des minutes, des heures, des jours, sans nombre
Seule, toujours seule !
Je hais le temps qui passe,
La peine qui glace
Mon cœur déchiré
Amputé
De son Amour
Parti pour toujours
Dans l’Au-delà
D’où l’on ne revient pas.
Seule, seule, solitude, je te hais ! !
MAMIE TOINETTE